Il existe en France plus de 150 écoles de commerces. Il s’agit d’organismes privés délivrant des diplômes de bac+ 3 (licences ou bachelors) ou bac+5 (masters) dans des disciplines variées : marketing, communication, finance, contrôle de gestion… Ces écoles sont en concurrence avec les écoles d’ingénieurs dont l’offre de formation s’est diversifiée mais aussi avec les universités. L’ensemble des écoles de commerces présentes sur le territoire national n’offrent pas toutes les mêmes débouchés. Il convient ainsi de faire attention à certains points pour bien choisir son école de commerce au risque de payer une scolarité à prix fort pour un diplôme qui n’est reconnu ni par l’état, ni par les entreprises.

1. La reconnaissance des diplômes par l’état

Les écoles de commerces étant des établissements privés, la reconnaissance des diplômes délivrés par l’état n’est pas automatique. Il y a d’ailleurs un flou, souvent entretenu par ces établissements, quand à la notion de « grade de master ». Tout d’abord, seules les universités sont habilitées à délivrer des « masters ». Afin de permettre à d’autres écoles et instituts de délivrer des diplômes équivalents, l’état a créé le « grade de master », une accréditation certifiant la reconnaissance d’un diplôme bac +5 non délivré par une université de son équivalence au grade de master.

Cependant, il est utile de garder en tête que :

  • L’accréditation du « grade de master » est délivrée pour chaque formation. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’un diplôme délivré par une école de commerce possède le grade de master que les autres formations de cette même école possèdent aussi cette accréditation ;
  • Il faut faire la distinction entre « formation visée » par l’état et le « grade de master » : une formation visée par l’état ne possède pas forcément le grade de master (et donc l’équivalence bac +5).

Ainsi, avant de choisir d’intégrer une école de commerce il est primordial de s’assurer que les diplômes délivrés par cette école soient reconnus par l’état. De nombreux articles sur internet permettent d’en savoir plus sur ce sujet. Le site L’étudiant a, par exemple, réalisé un article sur ce sujet.

2. Les accréditations

Pour les écoles de commerce, il existe trois grandes accréditations : EQUIS, AACSB et AMBA. Les labels EQUIS et AACSB évaluent l’intégralité des programmes de l’école tandis qu’AMBA se concentre sur les MBA. Ces accréditations sont une source de visibilité importante pour l’école : EQUIS et AMBA sont des accréditations européennes tandis que AACSB est une accréditation américaine. Pour une école de commerce, décrocher ces accréditations (voir même les trois pour les meilleures) permet d’attester auprès d’universités voire même d’entreprises, françaises ou étrangères, de la qualité de ses programmes.

Les écoles de commerce mettent en avant ces accréditations et communiquent régulièrement dessus. Ainsi, si vous voyez ces trois logos sur le site internet de l’école, cela signifie que ses programmes ont été certifié par l’un de ces trois organismes internationaux :

3. Comment entrer en école de commerce ?

Les écoles de commerces se distinguent de l’université par des promotions de taille réduite. Ces promotions de taille restreinte sont censées permettre un apprentissage de meilleur qualité. Pour assurer un nombre restreint d’étudiants, les écoles de commerces ont recoure à la sélection.

Traditionnellement, les meilleures écoles de commerce recrutent leurs étudiants via les classes préparatoires. Cependant, certaines d’entre elles ont mis en place un quota de place réservé à des étudiants issus de l’université notamment. Ces admissions « parallèles » sont appelées « Admission Sur Titre »

Il existe différents concours permettant d’entrer dans les meilleures écoles de commerce. N’hésitez pas à consulter notre article sur les grandes écoles pour en savoir plus.

4. La question des frais de scolarité

Les frais de scolarité des écoles de commerce sont beaucoup plus élevés qu’à l’université et ne cessent d’augmenter. Les écoles de commerces sont des établissements privés (souvent soutenus par des Chambres de Commerces et d’Industries). Ces établissements sont soumis à une pression de plus en plus forte afin de maintenir leur positionnement d’établissements d’excellence : faire venir les meilleurs professeurs / intervenants coûte de plus en plus cher, les campus doivent être régulièrement rénovés, le budget consacré à la recherche, aux partenariats internationaux ou les relations entreprises est en augmentation constante.

En parallèle, les principaux financeurs de ces écoles de commerces, les CCI, voient leur budget se réduire. Les écoles de commerces doivent ainsi trouver de nouvelles sources de financement. Pour cela elles ont créé des fondations afin de lever des fonds auprès des anciens étudiants, des entreprises ou d’autres donateurs privés. Néanmoins, ces nouvelles sources de financement ne suffisent pas pour compenser un budget en constante augmentation.

L’augmentation des frais de scolarités est donc inévitable. En effet, aujourd’hui, le secteur de l’éducation est de plus en plus mondialisé et la concurrence est désormais mondiale. Les écoles de commerces françaises sont aujourd’hui en concurrence avec des « Business Schools » anglo-saxonnes pratiquant des frais de scolarité encore plus élevés que leurs homologues françaises. De même, dans certains pays d’Europe du Nord les écoles de commerces sont bien souvent rattachées à des universités et bénéficient, à ce titre, de financements importants de la part de l’état.

5. Les débouchés

Les écoles de commerce permettent d’accéder à des métiers extrêmement divers. De manière générale les formations des écoles de commerces sont accès autour des thématiques suivantes :

  • Finance ;
  • Marketing ;
  • Communication ;
  • Contrôle de gestion ;
  • Audit / comptabilité ;
  • International business.

Bien entendu, ces thématiques sont déclinées différemment en fonction des écoles car celles-ci ont des spécialités / des domaines de compétences différents. De même, pour les étudiants les plus travailleurs, ces écoles offrent la possibilité d’effectuer des doubles diplômes avec des universités et instituts français ou étrangers. Ces doubles diplômes viennent ainsi renforcer l’offre de formations de ces écoles dans des domaines annexes tels que le droit ou les mathématiques appliquées à la finance.

Afin d’aider l’étudiant dans son orientation les écoles de commerces mettent en place divers dispositifs :

  • Les formations sont axées sur l’aspect professionnel (stages, cas pratiques, visites d’entreprise…)
  • Forum emploie / carrières avec la présence de nombreuses entreprises désireuses de recruter des stagiaires/alternants mais aussi de jeunes diplômés ;
  • Service dédié au sein de l’école afin d’échanger avec l’étudiant sur son projet professionnel.

6. Quelques exemples d’écoles de commerce

Pour clôturer cet article nous vous proposons une liste d’écoles de commerces françaises accessibles via les classes préparatoires ou les Admissions Sur Titres. Ces écoles sont classées par ordre alphabétique, cette liste ne constitue donc absolument pas un classement de ces écoles :

  • Audencia
  • Edhec : possède un campus sur Nice
  • EM Lyon
  • ESCP
  • ESC Rennes
  • ESSEC
  • Grenoble Ecole de Management
  • HEC
  • Kedge
  • Neoma
  • Skema : possède un campus sur Nice
  • Toulouse Business School

Vous trouverez au sein de l’association des anciens étudiants d’écoles de commerces. N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez en savoir plus sur le fonctionnement de ces écoles !


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